Le blogue de Nils

Par amour pour la langue française

25 mai 2008

L'allemand de chez nous...

Die gesprochene Mundart weist nur wenig Akzent auf. So wird z. B. von vielen ein „er“ am Ende eines Hauptworts als „a“ gesprochen. Ein „i“ bzw. „ü“ als zweiter Buchstabe eines mit einem Konsonanten beginnenden Wortes wird von vielen als „ö“ oder „ü“ ausgesprochen. Beispiel: „Der Pfarra ist in der Körche“.
Voici un extrait de la page wikipédia sur Uslar, une ville qui se trouve à environ 40km de Göttingen. Mais avant que je continue d'en parler, je mets une traductions pour tous ceux qui ne comprennent pas l'allemand:
Le dialecte parlé [dans la région] ne montre que très peu de différences face à l'allemand standard. Ainsi, beaucoup de personnes prononce le "er" à la fin d'un nom comme "a". Un "i" ou "ü" comme deuxième lettre d'un mot commençant par une consonne, est souvent prononcé "ö" ou "ü". Exemple "Der Pfarra (=Pfarrer) ist in der Körche (=Kirche)". (Le ü allemand se prononce comme le u français, et le ö allemand comme le e français, le e allemand étant comme un é en français)
Que ce soit à Uslar, à Göttingen ou ailleurs dans la région, on parle comme c'est décrit. Ce qui me frappe cependant c'est que l'article parle de dialecte. A mes yeux ce n'est pas un dialecte et je suis persuadé de parler allemand sans accent. C'est peut-être familier de prononcer un "a" à la fin d'un mot quand il y a écrit "er". Ainsi Opa (grand-père) et Oper (opéra) se prononcent de la même façon. Mais ce n'est pas un dialecte ! C'est la langue courante !
Ça mérite quand-même d'être examiné de plus près, dès que je trouve un peu de temps. 

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27 avril 2008

Flughafen Berlin-Tempelhof

L'aéroport de Tempelhof est le plus petit des trois aéroports berlinois, avec seulement quelques 350 000 passagers en 2007. Mais ce n'est pas parce qu'il est petit qu'il est moins intéressant. Au contraire même, Tempelhof est un aéroport très particulier, créé en 1923, il est le premier aéroport commercial au monde. C'est un véritable aéroport-pionnier, car il est également le premier aéroport à être desservi par une ligne de métro (1927). Sous le régime nazi, Hitler a fait construire le grand terminal (aujourd'hui le troisième plus grand bâtiment au monde en terme de superficie), et l'organisation de cet aéroport a servi de modèle à beaucoup d'autres. Tempelhof est également le symbol du pont aérien lors du blocus de Berlin à la fin des années 40. Mais quand on a ouvert dans les 70 le nouvel aéroport à Tegel, les grandes compagnies ont quitté Tempelhof, devenu trop petit pour les besoins de Berlin-Ouest.
Sa situation géografique est à la fois un avantage - situé à seulement 20 minutes du Brandenburger Tor en vélo (!) - mais aussi sa plus grande faiblesse - le territoire autour est entièrement bâti, impossible donc d'élagir l'aéroport. Après la chute du mur, la nouvelle-ancienne capitale de l'Allemagne avait besoin d'un aéroport plus grand, la décision fut prise d'agrandir l'aéroport de Schönefeld et en faire l'aéroport Berlin-Brandenburg-International (BBI) - les projets incluent la fermeture de Tempelhof et Tegel. Après des années de planifiactions et de disputes juridiques avec les riverains et autres, les travaux ont démarrés à Schönefeld et on envisage une ouverture en 2011. La fin de Tempelhof approche, déjà plusieurs fois repoussée, elle est maintenant prévue pour le 31 octobre 2008.
Et c'est cette fermeture prévue qui est d'actualité aujourd'hui, car ce dimanche se tient à Berlin un référundum sur l'avenir de l'aéroport de Tempelhof. Les Berlinois sont appellés à dire oui ou non au maintien de Tempelhof comme aéroport. L'issue du référendum est incertaine, et elle n'engage en rien le Sénat de Berlin, qui, quant à lui, veut définitivement fermer Tempelhof et en faire un parc de loisirs.

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17 avril 2008

Des nouvelles de Helgoland (1)

La semaine dernière l'archipel d'Heligoland a fait parler de lui dans la presse allemande. Heligoland se compose de deux îles, l'île principale Heligoland, en allemand Helgoland (ce qui est du bas-allemand ancien et veut dire terre sacrée) et sa petite soeur Düne. L'île est un peu particulière parce qu'elle est l'île allemande la plus éloignée de la terre ferme, c'est donc un peu comme notre petit territoir d'outre-mer, même si elle se situe dans la mer du Nord, plus précisement dans la Baie allemande.
Ce qui a alors suscité l'intérêt des médias, c'était le projet de créer une langue de terre artificielle afin de relier les deux îles. Selon les plans, cette terre à construire doublerait presque la superficie de l'île, et permettrait d'aménager une nouvelle plage ainsi que la construction de plusieurs hotels - comme à Dubaï mais un peu plus petit. L'île vit surtout grâce aux touristes, qui viennent cependant de moins en moins nombreux ces dernières années. Une telle initiative pourrait alors relancer la machine du tourisme, le maire a déclaré son intérêt et une université hambourgeoise a déjà prouvé la faisabilité, mais ce qui manque encore, c'est de l'argent. Et bien sûr, il y a aussi des opposants, notamment des écologistes qui craignent un impact désatsreux sur la population de phoques présente sur l'île.
Et même si tout reste à l'état de projet, et rien ne se conrétise par manque d'argent, l'île a au moins eu sa publicité.
Helgoland01
Dans un autre billet, je vous raconterai plus sur cette belle île que j'ai déjà eu la chance de visiter.

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23 mars 2008

Le marché de Pâques

Jeudi j'étais à Göttingen pour acheter quelques trucs. Et devinez ce que j'ai vu ? Dans la rue piétonne, sur la place devant l'ancienne mairie il y avait comme un marché de noël, mais qui avait pour thème la fête de Pâques. Par ignorance du vrai nom de ce marché (s'il y en a un), je l'ai baptisé alors marché de pâques (en allemand Ostermarkt). Au marché de pâques donc, il y avait des stands proposant des boissons, des saucisses grillées, et des crêpes. Tout comme pour noël. Et puis, il y en avait qui vendaient des bibelots et des décorations pour pâques, ce qui revient au même en fin de compte.
Je me disais alors, c'est ça la société de consommation. Partout où on croit pouvoir faire de l'argent en vendant des choses, on l'essaie. A l'instar des traditonnels marchés de noël, qui marchent très bien, on fait la même chose pour Pâques. Voilà une autre occasion de faire de l'argent. Cela n'attire cependant pas autant de monde. Pas encore...

Sur ce, je vous souhaite de joyeuses Pâques !

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25 février 2008

Berlin

Samedi on est allés à Berlin en train. On était à trois et on s'est donc partagé le coût du billet Schönes Wochende (Beau week-end), ça faisait donc 13 euros par personne. Difficile de trouver moins cher... et moins rapide. Le billet ne permet que de prendre les trains régionaux, mais dans toute l'Allemagne. Pour aller de Göttingen à Berlin avec ces trains-là on met plus de 5 heures, même chose pour le retour. On s'est alors levés assez tôt pour profiter de la journée. Nous avons passés une belle journée là-bas, je vous épargne cependant les détails, à l'exception de deux choses.
Petit rappel, Berlin est la capitale allemande, et avec environ 3,4 millions d'habitants la plus grande ville de notre beau pays. Elle est plus grande que Hambourg et Munich réunies (qui sont la deuxième et troisième ville allemandes). Et à mes yeux Berlin est la seule ville allemande qui puisse se comparer avec des villes mondiales comme Paris, Londres ou New York.

Passons à la première chose dont je voulais vous parler: Si vous allez à Berlin, faites un tour à la Potzdamer Platz. Cette place a été une des plus animées en Europe pendant les années 20, mais elle a été presque entièrement détruite dans la seconde guerre mondiale. Après la chute du mur de Berlin, qui traversait la place, on y a reconstruit un quartier entier avec des gratte-ciels, un centre commercial, des cinémas, un casino, des logements, une nouvelle gare régioniale souterraine, et on a également rouvert les stations de métro (U-Bahn) et de RER (S-Bahn), elles aussi souterraines. Potsdamer_Platz
Depuis le panorama du Kollhoffhaus (la tour rougeâtre à gauche sur la photo), qui prétend avoir l'ascenseur le plus rapide d'Europe (tout comme la tour Montparnasse à Paris, bizarre non ?), on a une vue fantastique sur la ville de Berlin, et ce n'est pas cher: 2,50€ le tarif réduit, et 3,50€ le tarif normal. Ça vaut absolument le coup !

Deuxièmement, j'étais enfin aux galeries Lafayette Berlin, seule filiale allemande du grand magasin parisien. C'est exceptionnel, un petit bout de la France dans la capitale allemande. On y trouve notamment des vêtements, au sous-sol cependant se trouve le rayon alimentaire, avec entre autres un comptoir des fromages, une boulangerie, une boucherie et une épicerie. C'est génial, on se croit en France. A cela s'ajoute la librairie française, également au sous-sol. J'ai profité de cette occasion pour acheter un livre, à savoir "Stupeur et tremblements" de Amélie Nothomb. Le seul truc qui manque c'est un petit disquaire français. Dommage.

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18 novembre 2007

Journée à Hambourg

Vendredi je suis allé à Hamburg, la deuxième ville la plus grande en Allemagne, avec quelques 1,8 millions d'habitants, et 2,6 millions dans l'agglomération. Grace à mon Semesterticket je peux y aller gratuitement avec les trains régionaux, et comme j'avais besoin de voir un peu de vie urbaine, je me suis dit pourquoi pas. Bon, c'est pas Paris, mais c'est toujours mieux que rien, et finalement ce n'était pas si mal que ça.
Je suis arrivé à Hamburg Hauptbahnhof (la gare principale de Hambourg), qui est selon mes informations, la gare la plus fréquentée par voyageurs et visiteurs d'Allemagne. Et tout près de la gare je suis tombé sur un magasin de la chaîne Saturn, et là-bas ils ont consacré une petite partie de leur rayon cd à la musique française ! Incroyable, pour moi c'est du jamais vu en Allemagne, il y avait des cds de Noir désir, de Louise Ataque et de pleins d'autres artistes ! Ensuite j'ai traversé à pied le centre-ville, surtout la Mönckebergstraße, rue principale, et aussi le Jungfernstieg. Je suis également allé voir la Reeperbahn, rue principale du quartier d'amusement de Hambourg. Comme ces moyens de transport me fascinent, j'ai pris le métro de Hambourg, appellé U-Bahn et aussi la S-Bahn (une sorte de RER, également souterrain au centre-ville). C'était tout pour cette-fois-ci, mais je vais certainement retourner à Hambourg.

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10 novembre 2007

Martinssingen

Le 11 novembre, c'est la fête de la Saint-Martin. Dans certaines régions de l'Allemagne il existe une coutume, appellée Martinssingen, célébrée la veille de la Saint-Martin. Ce soir-là, les enfants sortent, parfois avec des lanternes, et passent de maison à maison, sonnent aux portes, et si quelqu'un ouvre, il commencent à chanter. En revanche ils attendent qu'on leur donne des friandises. Un peu comme Halloween, sauf sans déguisements, et beaucoup moins médiatisé. Cette fête se réfère à Martin de Tours, à l'école primaire on nous disait que c'était un homme très généreux, et lors d'une nuit très froide il avait coupé en deux son manteau pour pourvoir le partager avec un sans abri. Et c'est pour ça qu'on va chanter.

Je me souviens bien des sachets remplis de sucreries qu'on ramenait à la maison. Des bonbons, des barres chocolatées, du chewing gum, des clémentines. Eh oui des clémentines, il y a des gens qui ne veulent pas donner des sucreries, c'est mal pour les dents, alors il donnent des fruits, le plus souvents des clémentines et parfois aussi des noix. Je crois qu'il nous est même arrivé de tomber sur une dame agée qui avait completement oublié d'acheter des friandises pour le Martinssingen, et nous donnait un peu d'argent. Naturellement il y a ceux aussi, qui n'ouvrent pas leur porte, peut-être parce qu'ils n'aiment pas les enfants, ou parce qu'ils ont oublier d'acheter des sucreries justement. Et à partir d'un certain âge on ne va plus chanter, on dit que ce n'est que pour les petits.

Posté par wabbi à 22:20 - Mon Allemagne - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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