25 juin 2009
Grève étudiante (huelga estudiantil)
La semaine de grève s'est terminée. Même un peu plus tôt que prévu, puisqu'après la manif du mercredi, il ne se passait plus grand chose. Bon, à vrai dire, à part la manif presque tout se déroulait normalement cette semaine. La majorité des étudiants allait même en cours. Décevant. Et c'est pas comme ça qu'on change le monde.
Pour l'instant je n'ai plus rien à ajouter. Sauf une petite vidéo sur la "grève" ! C'était un devoir pour un cours d'espagnol (pour récupérer d'une certaine manière les sessions perdues dans cette semaine), et pour cela la vidéo est en espagnol. En plus je l'ai faite avec mon portable, la qualité d'image est donc assez médiocre. Mais dans l'ensemble la vidéo n'est pas si mal que ça je pense...
18 juin 2009
J'ai trouve de la mimolette !
Il y a un peu plus d'un an je parlais d'un formage qui s'appelle mimolette (voir le billet). Aujourd'hui j'en ai enfin trouvé en Allemagne. Ici même à Göttingen.
Ce matin, j'ai découvert que Karstadt (un grand magasin) dispose d'un rayon alimentaire dans le sous-sol (je ne savais même pas qu'ils ont un sous-sol). J'étais alors curieux de voir à quoi ca ressamble. Au comptoir de fromage j'ai apercu un fromage de couleur orange et je me suis tout de suite dit que c'est peut-être de la mimolette. Malheureusement la pancarte qui indiquait le nom du fromage était caché derrière un autre fromage. Pas grave, j'ai demandé à la vendeuse, qui me répond: C'est de la mimolette. Bingo !
Je n'ai pas hésité d'en acheter un petit 100g. .
12 juin 2009
Au menue de la semaine prochaine: GREVE
La semaine prochaine, du 15 au 19 juin, c'est la grève de l'éducation. Annoncée depuis longtemps, paraît-il en tout cas, on en savait fort peu jusqu'il y a quelques semaines, voire jours. Les raisons sont grosso modo un système Bachelor/Master - indtroduit dans le cadre du procès de Bologne - qui fonctionne mal, une surcharge de travail pour beaucoup d'étudiants, le financement de l'éducation, et en général une politique de l'éducation mal menée. Cela ne concerne pas que les universités, mais aussi les écoles. En ces temps de crise où l'Etat donne des millions aux banques et au banksters qui ont joué et tout perdu, il n'a plus d'argent pour l'éducation...
Je ne vais pas développer les causes et les révendications en détail ici, de toute façon on les trouve sur pleins de blogues et sites internet. Je veux juste aporter ma petite pièrre au grand mosaïque.
Pour moi, la principale raison de soutenir la grève concerne le financement. L'Etat se retire de plus en plus de son rôle dans l'éducation. Pour faire des économies, il coupe l'argent aux écoles et aux universités. Quand j'étais au collège par exemple, l'école nous prêtait les livres dont on avait besoin pour les cours, gratuitement. Aujourd'hui la donne est différente, l'état a coupé des moyens. Maintenant, soit il faut acheter les livres, soit l'école propose toujours un sytème de location mais payant.
Puis, il y a les frais universitaires de 500 euros par semestre, instaurés il y a quelques ans. L'Etat préfère investir son argent dans autre chose que l'éducation et fait payer les étudiants. Fini l'éducation gratuite. Fini l'égalité des chances. Faut-il avoir des parents riches pour recevoir un bon enseignement ? Pourquoi tout d'un coup l'Etat peut donner des millions aux banques et aux entreprises en difficulté, inventer une prime à la casse pour soutenir l'industrie automobile ? Mais de qui se moque-t-on ?
Moi, ce que je voudrais, c'est qu'on supprime les frais universitaires. Rien que cela m'aiderait beaucoup. Et c'est pour cela que je soutiens la grève. On se bouge enfin ! Pour mercredi on prévoit des grandes manifestations dans toute les grandes villes d'Allemagne. Aussi à Göttingen. J'y serai. D'autres actions seront menées également au cours de la semaine suivante. Pour moi, la semaine commencera avec un printemps des chaises (oui, on copie un peu sur les Français ;-)) dans notre seminaire. On a pensé à bloquer le seminaire avec des chaises et des tables. A voir si ça fontionne et ce que ça donne...
10 juin 2009
La blonde au regard langoureux (j'avais vraiment envie d'écire)
Ce matin dans le train, en allant à l'université, j'étais assis en face d'une jolie blonde. Il m'a fallu seulement quelques secondes pour comprendre que ce n'était pas la première fois que je la voyais. Je la connaissais. De vue, je veux dire.
Le semestre dernier je la croisais quelques fois sur mon chemin de
la gare à l'université. Je crois que c'était plus ou moins une ou deux
fois par semaine qu'on se croisait. Normalement moi j'allais à la fac,
elle en revenait. C'est ce que je me disais en tout cas. Car si je me
souviens bien c'était généralement vers dix heures que je la voyais, et
rentrer à dix heures du matin me paraîssait un peu bizarre. Peut-être
qu'elle travaille de nuit, soupçonnais-je alors. Mais ça me paraîssent
encore moins probable.
Elle est plutôt petite, aux cheveux blonds et
aux grands yeux bleus. Et elle portait presque toujours un manteau
rouge (c'était l'hiver). J'avais l'impression qu'à chaque fois qu'on se
croisaient dans la rue, nos regards en faisaient de même. Juste pour
l'espace d'une ou deux secondes. Un instant. Tout en continuant chacun
notre chemin. Son regard m'intriguait. Un regard presque langoureux.
Un peu coquin aussi. Qui devrait peut-être m'inciter à aborder cette fille. En même temps je
n'arrivais pas à déchriffer l'expression dans son visage. Entre un
éventuel intérêt pour moi et l'indifférence froide que beaucoup de gens
montrent dans la rue. D'une certaine manière timide et ferme à la fois.
Difficile à décrire. Facile de se faire des films...
Le semestre d'hiver s'est terminé et j'avais d'autres préoccupations.
Je crois que je n'aurais plus jamais pensé à tout cela. Si je ne
m'avais pas retrouvé dans le train en face de cette fille ce matin.
Paff ! D'un seul coup tout cela me revient. C'est dingue. Elle est un
peu penché vers le côté, pour parler avec un mec qui est assis un siège
plus loin. Lui, plutôt beau gosse, grand, blond, bronzé, et musclé. Pas
trop, juste ce qu'il faut. Un type vraiment viril, quoi !
Le bruit du train m'empêche de suivre leur discussion. Je n'entends que
quelques mots. Impossible de reconstituer le sens de la discussion à
partir de ces quelques indices. "Macroéconomie". Passionant comme
thème, je me dis. Lors de mon premier semestre, en politique, j'ai
assisté à un cours de macroéconomie. Je n'y ai rien pigé. "Espagnol".
Elle ne serait pas par hasard étudiante d'espagnol ? Je ne sais pas.
Peu importe. J'essaie de la regarder, du coin de l'oeil, le plus
discrètement possible. Elle a toujours ce regard très spécial. Quand
elle parle. Quand elle ne parle pas. Quand elle regarde l'autre. Quand
elle regarde ailleurs. Je me rends compte que ce regard fait partie de
sa personne, ou de sa personalité. Ce regard langoureux, qui peut en
rendre fou plus qu'un, j'imagine. C'est naturel chez elle. Quelle
chaudasse, celle-là !
Puis le train s'arrête et tout le monde descend. Je la vois une
dernière fois dans la foule dans le hall de la gare. Je m'empresse de
sortir et je passe mon chemin.
01 juin 2009
Strasbourg et les free hugs
Les quelques heures qu'on a passé à Strasbourg étaient géniales. Pour le sondage sur les langues en Alsace, tout s'est bien passé, surtout les jeunes ont bien voulu répondre à nos questionnaires. En plus il faisait super beau, il y avait du vent, mais aussi du soleil. Petit bémol, je n'ai même eu le temps de manger une part de flan.
Par contre, un petit rêve s'est réalisé pour moi, j'ai enfin vu des gens qui donnait des free hugs (câlins gratuits). Quand je les ai aperçus sur la place Kléber je me suis mis à courir pour les serrer dans mes bras. C'était marrant...
