Le blogue de Nils

Par amour pour la langue française

10 juin 2009

La blonde au regard langoureux (j'avais vraiment envie d'écire)

Ce matin dans le train, en allant à l'université, j'étais assis en face d'une jolie blonde. Il m'a fallu seulement quelques secondes pour comprendre que ce n'était pas la première fois que je la voyais. Je la connaissais. De vue, je veux dire.

Le semestre dernier je la croisais quelques fois sur mon chemin de la gare à l'université. Je crois que c'était plus ou moins une ou deux fois par semaine qu'on se croisait. Normalement moi j'allais à la fac, elle en revenait. C'est ce que je me disais en tout cas. Car si je me souviens bien c'était généralement vers dix heures que je la voyais, et rentrer à dix heures du matin me paraîssait un peu bizarre. Peut-être qu'elle travaille de nuit, soupçonnais-je alors. Mais ça me paraîssent encore moins probable.
Elle est plutôt petite, aux cheveux blonds et aux grands yeux bleus. Et elle portait presque toujours un manteau rouge (c'était l'hiver). J'avais l'impression qu'à chaque fois qu'on se croisaient dans la rue, nos regards en faisaient de même. Juste pour l'espace d'une ou deux secondes. Un instant. Tout en continuant chacun notre chemin. Son regard m'intriguait. Un regard presque langoureux. Un peu coquin aussi. Qui devrait peut-être m'inciter à aborder cette fille. En même temps je n'arrivais pas à déchriffer l'expression dans son visage. Entre un éventuel intérêt pour moi et l'indifférence froide que beaucoup de gens montrent dans la rue. D'une certaine manière timide et ferme à la fois. Difficile à décrire. Facile de se faire des films...

Le semestre d'hiver s'est terminé et j'avais d'autres préoccupations. Je crois que je n'aurais plus jamais pensé à tout cela. Si je ne m'avais pas retrouvé dans le train en face de cette fille ce matin. Paff ! D'un seul coup tout cela me revient. C'est dingue. Elle est un peu penché vers le côté, pour parler avec un mec qui est assis un siège plus loin. Lui, plutôt beau gosse, grand, blond, bronzé, et musclé. Pas trop, juste ce qu'il faut. Un type vraiment viril, quoi !
Le bruit du train m'empêche de suivre leur discussion. Je n'entends que quelques mots. Impossible de reconstituer le sens de la discussion à partir de ces quelques indices. "Macroéconomie". Passionant comme thème, je me dis. Lors de mon premier semestre, en politique, j'ai assisté à un cours de macroéconomie. Je n'y ai rien pigé. "Espagnol". Elle ne serait pas par hasard étudiante d'espagnol ? Je ne sais pas. Peu importe. J'essaie de la regarder, du coin de l'oeil, le plus discrètement possible. Elle a toujours ce regard très spécial. Quand elle parle. Quand elle ne parle pas. Quand elle regarde l'autre. Quand elle regarde ailleurs. Je me rends compte que ce regard fait partie de sa personne, ou de sa personalité. Ce regard langoureux, qui peut en rendre fou plus qu'un, j'imagine. C'est naturel chez elle. Quelle chaudasse, celle-là !
Puis le train s'arrête et tout le monde descend. Je la vois une dernière fois dans la foule dans le hall de la gare. Je m'empresse de sortir et je passe mon chemin.

Posté par wabbi à 23:04 - Moi - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Encore une de perdue Nils ...
Les regrets , c'est bien ...
Mais il faudrait essayer de te lancer .

Déjà, c'est la première fois que tu écris un tel post... ( Mis à part la petite vendeuse de supermarché !!! =


Amicalement.

TAdF

Posté par thieffaine, 11 juin 2009 à 11:44

Lol, ta première phrase me fait rire "encore une de perdue". Je ne voyais pas ça comme ça.
Je n'ai pas de regrets. C'est juste une observation et quelques réflexions. Peut-être que je devrais avoir des regrets. Si ça se trouve, ça me ferait bouger le cul. Car tu a bien raison, faudrait que j'essaie de me lancer (comme tu dis). En général je veux dire.

Posté par Nils, 11 juin 2009 à 14:37

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